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Écoles à l'examen

Diffusion :
Jeudi vers 0 h 30
Rediffusion :
Aucune rediffusion
Durée :
60 minutes

Du 22 juin au 10 septembre

Adulte »

Le secteur de la formation professionnelle au secondaire regroupe autant des jeunes d’âge scolaire que des adultes qui retournent sur les bancs d’école après des années sur le marché du travail.

Animateur »

Ils sont complètement dévoués aux jeunes et à la vie étudiante. Qui sont ces animateurs qui remplissent le parcours des jeunes à l’école de souvenirs impérissables?

Argent

Argent scolaire, privilèges, autocollants, jetons. Depuis toujours, au niveau primaire, de nombreux enseignants utilisent des systèmes de renforcement, de récompenses, pour motiver leurs élèves ou pour instaurer un bon climat et de bons comportements en classe. « Le matin, ils défont leur sac à dos, mettent leurs devoirs sur le coin du bureau, et le vérificateur du devoir passe dans les rangées. Je donne de l’argent scolaire à ceux qui font leurs travaux. », raconte Valérie, enseignante à l’école primaire de La Falaise.

Pour elle, les avantages sont nombreux. « Ça gère facilement différents comportements. Prenons, par exemple, les sacs d’école. Tous les matins, ils doivent le vider et bien le fermer. Si je n’instaure rien par rapport à ça, la moitié des élèves ne le feront pas. Les enfants reçoivent 2 $ chaque matin pour avoir vidé et bien fermé leur sac. Ça aide au niveau de la responsabilisation. Et également au niveau pédagogique. Les élèves apprennent à compter aussi avec l’argent scolaire. »

Quel genre d’enseignement envoie-t-on à un enfant, si on lui donne de l’argent pour souligner ses bons comportements? « Ce qui est payant, pour un élève, c’est la relation, le fait de se sentir aimé », souligne Pierre Robitaille, psychologue à l’école primaire Notre-Dame-du-Canada, dans la région de Québec. Selon lui, si on donne de l’argent scolaire à des enfants afin qu’ils s’achètent des objets ou des récompenses matérielles, on passe à côté de l’objectif visé.

Dans son école, on parle plutôt d’un système d’encadrement par privilèges. Pour chaque bon comportement, les enfants reçoivent des coupons qui peuvent être échangés contre des activités avec des adultes. « Les enfants ne peuvent pas acheter des choses. Ils achètent du temps avec un adulte de l’école qui, à travers l’activité choisie, va pouvoir créer un lien significatif avec l’enfant dans un contexte plus décontracté », explique la directrice de l’école, Madeleine Piché.

Pour Thérèse Bouffard, chercheuse et enseignante au Département de psychologie de l’UQAM, tous les systèmes de renforcement s’équivalent. Il n’y a pas de différence entre de l’argent scolaire, des coupons ou des privilèges. Et selon ses travaux, ils ont peu d’impact sur la motivation et la réussite scolaire. « Ça peut contrôler le comportement à court terme, mais par rapport à la motivation, il n’y a pas vraiment de lien. Des systèmes de renforcement, il y en a toujours eu. Il n’y en a pas plus maintenant qu’il y a 15 ans. Mon sentiment est qu’ils sont utilisés comme gestion de classe, comme outil de contrôle des comportements plutôt que pour motiver, aider à développer un sentiment de compétence ou favoriser la réussite scolaire. »

Arts

Au Québec, il y a 50 écoles publiques avec un programme arts-études.

Arts plastiques, danse, musique ou art dramatique. Le domaine des arts a sa place dans le cursus scolaire des jeunes Québécois. Il fait partie des matières obligatoires jusqu’en quatrième secondaire, et réussir son cours d’arts est nécessaire pour obtenir un diplôme d’études secondaires.

Selon le programme du MELS, les écoles du primaire peuvent choisir deux des quatre disciplines du domaine des arts pour construire des cours d’environ deux heures par semaine. Comme les enseignants disposent de flexibilité pour organiser leur horaire, au niveau primaire, il arrive parfois que les jeunes aient moins de cours d’arts que prescrit, au profit du français ou des mathématiques.

Au niveau secondaire, on compose avec les mêmes disciplines artistiques, mais on n’en sélectionne qu’une seule. Dans le tronc commun, au premier cycle, les jeunes suivent 200 heures de cours en arts par année. C’est autant que les sciences, et deux fois plus que la gym. À partir de la troisième année du secondaire, on passe à 50 heures par année, mais grâce aux cours d’arts optionnels, on peut doubler ce chiffre.

Il existe de nombreuses écoles qui poussent le programme artistique encore plus loin. On parle d’écoles à vocation artistique et d’écoles avec un programme enrichi en arts. D’autres proposent carrément des cursus « arts-études », des programmes homologués par le Ministère qui permettent aux élèves de concilier l’apprentissage d’une discipline artistique et une formation rigoureuse afin d’atteindre l’excellence dans les deux sphères.

Au Québec, il y a 8 écoles à vocation artistique, 98 écoles publiques avec un programme enrichi en arts et 50 écoles publiques avec un programme arts-études.

Matière à réflexion

On reconnaît aux arts des bienfaits éducatifs et intellectuels. Cet article du Conseil canadien pour l'apprentissage s’intéresse aux avantages de faire découvrir les arts aux jeunes.

Visitez le site web du ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport pour en savoir plus sur les différents programmes d’arts offerts dans les écoles.

CMF-FMC