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Écoles à l'examen

Diffusion :
Jeudi vers 0 h 30
Rediffusion :
Aucune rediffusion
Durée :
60 minutes

Du 22 juin au 10 septembre

Kilomètres

1,6 kilomètre. Selon l’organisme Québec en forme, c’est la distance que près de 80 % des jeunes Québécois ont à faire pour se rendre à l’école. Ils pourraient la parcourir à pied ou à vélo, pourtant, ils le font en grande majorité sur quatre roues. Devant les écoles primaires et secondaires, les matinées sont souvent l’occasion de voir un grand bal de voitures et d’autobus d’où s’échappent les écoliers en chemin vers leur classe.

Le fait est que, depuis une quarantaine d’années, le nombre de jeunes qui se rendent à l’école à pied diminue. Au début des années 70, la grande majorité des enfants allaient à l’école par leurs propres moyens. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. À peine 35 % des enfants du primaire marchent pour aller en classe. Au secondaire, cette proportion chute à un peu plus de 12 %. La proximité de l’école, le « potentiel piétonnier », la sécurité des lieux sont autant de facteurs invoqués pour expliquer cet état de choses.

Alors que de nombreux jeunes sont touchés par l’obésité et que de plus en plus de gens prennent conscience de l’importance des transports verts et responsables, différentes initiatives ont émergé afin de remettre l’envie de pédaler ou de marcher jusqu’à l’école au goût du jour.

Un peu partout à travers la province, le projet Trottibus, de la Société canadienne du cancer, permet à des jeunes du primaire de marcher de l’école à la maison en toute sécurité. À la manière d’un parcours d’autobus à pied, le Trottibus est dirigé par les « Grands-trotteurs », des bénévoles qui conduisent les enfants d’un arrêt à l’autre, en chemin vers l’école. Des centaines d’enfants sauteraient chaque année dans le Trottibus.

Depuis 2005, le projet de Vélo Québec, nommé À pied, à vélo, vie active, envoie ses mandataires dans plus de 450 écoles à travers le Québec. Établissement d’un réseau de déplacement sécuritaire, atelier de vélo et activités de sensibilisation ont permis à plus de 300 000 jeunes et parents de passer au vélo. Résultat : Une augmentation des déplacements à pied ou à vélo, surtout chez les 9 ans et plus qui habitent à moins de 1 km de leur école.

Dans la région de Lanaudière, le projet Bécyk jaune s’adresse à toute la population des villes de Joliette, Mascouche et Lavaltrie, mais touche particulièrement les écoliers. Initié à la Maison des jeunes de Joliette de pair avec un atelier de vélos où travaillent des élèves du secondaire, le projet dispose d’une flotte de trois tonnes de vélos recyclés. Les supports de vélos libre-service sont disséminés un peu partout dans ces trois villes. C’est gratuit et les jeunes peuvent prendre les vélos pour se déplacer.

Le potentiel du transport actif pour faire bouger les jeunes est énorme. Selon Québec en forme, il augmente à lui seul de 6 % la quantité de jeunes qui font suffisamment d’activités physiques. Fait à noter : les jeunes du primaire en milieu défavorisé sont les plus grands marcheurs. Plus de la moitié d’entre eux se rendent à l’école à pied.

CMF-FMC