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Écoles à l'examen

Diffusion :
Jeudi vers 0 h 30
Rediffusion :
Aucune rediffusion
Durée :
60 minutes

Du 22 juin au 10 septembre

Université

L’accès aux études universitaires pour une majorité de Québécois est sans contredit l’un des grands héritages de la création du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, dans les années 60. On compte aujourd’hui 18 universités à la grandeur de la province, 270 000 étudiants et pas loin de 10 000 enseignants. Une grande partie du territoire est couvert par le réseau de l’Université du Québec, qui dispose de programmes dans 54 villes et de campus dans des régions excentrées, comme Rouyn-Noranda et Rimouski. Aujourd’hui, c’est 20 % de la population qui entreprend des études supérieures et obtient, au minimum, un certificat ou un baccalauréat.

Jusque dans les années 60, pour une grande majorité de francophones, le parcours scolaire prenait fin après l’école primaire ou avec le collège classique. En 1953-54, les universités Laval, de Montréal et Sherbrooke accueillaient 7 500 francophones, à peine 3 % des jeunes de 20 à 24 ans.

Dans les années 60, tout change. En moins de 5 ans, à l’Université de Sherbrooke, le nombre d’inscriptions double, passant de 1 597 en 1963-1964 (avant le rapport Parent) à 3 657 en 1968-1969 (tout juste après la formation des cégeps).

En 1968, avec l’adoption de la loi 88, le gouvernement du Québec crée le réseau de l’Université du Québec. C’est une nouvelle université, avec un nouveau mandat, qui voit le jour. Accès à l’université pour tous, formation des maîtres, développement des savoirs scientifiques sont désormais à l’ordre du jour. Dès l'automne 1969, l'Université du Québec ouvre des campus à Montréal, Chicoutimi et Trois-Rivières. Un centre d'études universitaires voit également le jour à Rimouski. 16 000 étudiants s’inscrivent. Le coup de fouet est généralisé. De nouveaux programmes, de nouveaux services, de nouveaux départements apparaissent dans toutes les universités de la province. L’école devient accessible à une plus grande majorité.

Quels sont les défis actuels de l’université québécoise? Salaires des cadres et des professeurs, frais de scolarité, place de l’entreprise, qualité de l’enseignement et des programmes sont des sujets chauds. Les états généraux sur l'éducation de 1995-96 avaient pour mandat de faire le point sur la situation. Depuis, le ministère de l'Éducation tente de définir les orientations et les besoins du système d'éducation. Les défis pour le 21e siècle sont nombreux. Les grèves étudiantes du printemps 2012 ont défendu bec et ongles le gel des frais de scolarité, voire la gratuité scolaire, de manière à préserver l’accessibilité aux études supérieures. Les débats sont loin d’être terminés.

CMF-FMC