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Écoles à l'examen

Diffusion :
Jeudi vers 0 h 30
Rediffusion :
Aucune rediffusion
Durée :
60 minutes

Du 22 juin au 10 septembre

13 novembre 2013

L'école au jour le jour

Des milliers d'enseignants qui n'ont pas de poste permanent confient chaque année leur destin professionnel aux séances d'affectation des commissions scolaires dans l'espoir de trouver un contrat de quelques semaines ou plusieurs mois, dans leur domaine s'ils sont chanceux. Pour ceux qui commencent dans le métier, les années de suppléance et de remplacements sont difficiles. Nous avons suivi une jeune enseignante à statut précaire de Montréal pendant toute une année pour connaître sa réalité.

La majorité des enseignants débutent dans la profession en faisant de la suppléance. C’est un peu normal : il faut faire ses classes. Mais dans le domaine de l’enseignement, il faudra souvent attendre plusieurs années pour obtenir une certaine stabilité et un minimum de sécurité d’emploi. Selon les commissions scolaires et les champs d’expertise des professeurs, atteindre la permanence peut prendre plusieurs années — jusqu’à dix ans dans certains cas. À la CSDM, c’est plus de 2 200 personnes, soit un enseignant sur quatre, qui n’ont pas de permanence ou qui ne sont pas en voie de l’obtenir. Ce sont des enseignants à statut précaire.

Jusqu’à l’obtention d’un poste qui les mènera à la permanence, les enseignants à statut précaire ne savent pas, d’une année à l’autre, à qui ils enseigneront ni dans quelle école. Le système d’attribution des postes, essentiellement basé sur l’ancienneté, est complexe et passablement stressant pour les jeunes enseignants. Julie Drouin, comme les autres, doit fréquenter les diverses séances d’affectation organisées par la commission scolaire pour distribuer les contrats tout au long de l’année. Elle arrive à ces séances toujours pleine d’espoir, mais en repart souvent bredouille. Lorsque son tour arrive, tous les contrats sont partis!

Cette situation, c’est celle à laquelle font face tous les enseignants qui n’ont pas de permanence ou de contrats à long terme, quel que soit leur âge. Pour certains, c’est un mode de vie auquel on finit par s’habituer et qui présente certains avantages. Pour d’autres, c’est une période de transition qui est vécue parfois avec bonheur, parfois avec résignation, parfois avec frustration.

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Julie Drouin

Enseignante au préscolaire et au primaire

Enseigner, c’est ce que Julie a toujours voulu faire. Elle a débuté officiellement dans le métier en 2009 et a fait ses premières armes à Montréal, sur le terrain de la CSDM, la plus grosse commission scolaire de la province. Comme tous les débutants, elle a dû passer à travers les différents bassins de remplaçants avant d’accéder à la fameuse liste de priorité qui regroupe des postes à temps plein ou qui mènent à la permanence. Elle progresse lentement dans sa carrière, à la recherche du poste qui saura la combler, en se questionnant sur les impacts du bal des suppléances et des remplacements sur les enfants. Dans ce parcours pas toujours facile, elle est supportée par son conjoint, également enseignant. Elle aborde chaque nouvelle année avec optimisme et rêve d’avoir un jour sa classe à elle pour toute une année.

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Montréal

Diverses écoles de la Commission scolaire de Montréal

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